« Le bien-manger pour tous nous fait lever chaque matin avec l’énergie et l’envie de déplacer des montagnes » : Armelle Guizot et Nicolas Facon, d’aucy

Armelle Guizot, Directrice Marketing de d’aucy, et Nicolas Facon, Directeur Général de d’aucy France, nous livrent les dessous de la stratégie RSE de la marque d’aucy dont ils ont posé les bases en 2018.

Pouvez-vous nous présenter la stratégie RSE de votre société ?

Armelle Guizot et Nicolas Facon : nous appartenons au groupe coopératif Eureden et avons donc bâti notre contribution à une stratégie RSE partagée.

Comme nous aimons le dire : « nous avons la conviction que bien nourrir les Hommes est la plus essentielle des missions dans le monde. C’est la nôtre et nous en sommes fiers ».

Ce qui nous rapproche tous chez Eureden c’est notre vision commune. Celle qui nous fait lever chaque matin avec l’énergie et l’envie de déplacer des montagnes : « le bien-manger pour tous ».

Chez d’aucy, plus spécifiquement et depuis 2018 plus particulièrement, portés par nos convictions, nous nous sommes engagés personnellement avec un retravail de la marque en profondeur.

Nous défendons et oeuvrons chaque jour et sur plusieurs fronts en faveur :

  • d’une agriculture plurielle et durable (nous ne souhaitons pas opposer les modèles mais soutenir tous nos producteurs dans une démarche de progrès pour une agriculture toujours plus vertueuse)
  • du développement des territoires
  • d’une alimentation de qualité accessible
  • du respect de la planète
  • et évidemment pour nous et inscrites dans notre ADN de valeurs coopératives et humaines

D’un bout à l’autre de la chaîne notre responsabilité est engagée et c’est à chaque étape que nous nous engageons puisque notre rôle est à la fois de bien cultiver, mais aussi de bien transformer, de bien nourrir et de bien vivre (pour nos agriculteurs).

Concrètement, pouvez-vous nous décrire des opérations RSE mises en place dernièrement ?

Nicolas Facon : nous avons déjà parcouru un long chemin depuis 2018 avec des actions concrètes et mesurables qui nous paraissent incontournables, parmi lesquelles on peut compter :

  • Le développement du bio, avec plus de 1.500 ha cultivés en bio à l’heure actuelle, des quantités disponibles multipliées par trois en 10 ans (2015-24) et un soutien à la conversion, au niveau technique, financier (118.000 euros ont été reversés pour les agriculteurs bio et en conversion cette année)
  • La certification environnementale, nous avons construit sur la base du référentiel de la Certification Environnementale des Exploitations Agricoles que nous avons enrichi notre propre charte d’aucy, reconnue niveau 2 en équivalence totale, et la déployons auprès de l’ensemble de nos producteurs et des 3 OP qui les regroupent : au niveau 2 charte d’aucy, 15 producteurs ont été certifiés en 2019, 163 en 2020 et nous visons près de 300 en 2021 / au niveau 3 dite « Haute Valeur Environnementale », 1 première exploitation a été certifiée en 2019, 8 en 2020 et elles seront plus de 30 en 2021
  • La relocalisation des productions légumières en France (lentilles, haricots blancs…) mais aussi leur maintien (artichauts, céleris…)
  • Le développement d’une charte nutritionnelle et l’affichage du Nutriscore (97% de nos produits sont en Nutriscore A)
  • L’engagement absolu d’affichage et de transparence des origines des produits (France et hors France)

Comment engagez vous les parties prenantes derrière la marque, derrière vos actions ?

Armelle Guizot : notre mission est de réconcilier les enjeux du bien cultiver et du bien se nourrir. Il s’agit d’un travail de fond, que nous réalisons au quotidien avec les deux parties prenantes de choix, qui font la marque d’aucy : les consommateurs et les producteurs.

Pour les consommateurs nos priorités sont d’être proches d’eux, transparents et pédagogues, pour expliquer notre réalité et notre modèle. Il est également nécessaire et évident pour nous de les inclure dans nos réflexions, nos interrogations et nos décisions.

Pour nos producteurs nous devons nous dépasser chaque jour en étant aussi engagés qu’eux et en les accompagnant au mieux (notre objectif est d’avoir 100% de nos agriculteurs certifiés en 2023 soit en certification agriculture biologique soit en certification environnementale des exploitations agricoles) puisque la marque d’aucy n’est ni plus ni moins que leur porte voix !

A titre personnel, pouvez-vous nous citer des sociétés (alimentaire ou non) qui sont des références en termes de politique RSE selon vous ?

Nicolas Facon : pour ne pas que RSE ne rime surtout qu’avec de belles campagnes de communication, c’est à nous tous, professionnels – consommateurs – citoyens d’être exigeants et de demander des comptes !

Il faut aller au-delà des déclarations d’intention : nous avons besoin d’engagements forts et profonds, d’actions et de réalisations très concrètes et mesurables. Car in fine ce qui compte c’est l’impact sociétal et environnemental que nous aurons réussi à générer. Heureusement il y a aussi de plus en plus de sociétés à impact, comme :

Alpina Savoie dirigée par Jean-Philippe Lefrançois : une ETI avec des marqueurs forts, la biodiversité, l’origine france, le soutien aux agriculteurs.

Les Prés Rient Bio dirigée par Christophe Audouin : une PME qui au sein d’un grand groupe soutient depuis plus de 15 ans ses producteurs de lait bio.

Biofuture fondée par Sébastien Loctin : une TPE, qui propose des huiles et des sauces sans compromis qui cochent toutes les cases, bio, nutrition et goût !

Miimosa fondée fondée par Florian Breton : le chaînon manquant jusque lors, le financement participatif au service des producteurs engagés dans la transition agricole.

Armelle Guizot : pour moi, la RSE n’a de sens que lorsqu’on y lit de la sincérité et de l’engagement, voire du « combat » pour faire bouger les lignes ! Une RSE portée par l’humain. Cinq références me viennent à l’esprit !

Famille Michaud Apiculteur : l’engagement & la conviction forte.

Miimosa : l’accélérateur de la transition en contribuant à solutionner le problème de financement et en mettant en contact agriculteurs et consommateurs.

Il était un fruit : la bonne idée qu’on fait grandir en gardant ses convictions.

Respire : un enjeu majeur qu’aucun gros n’a voulu instruire, je me souviens encore des pré-ventes…

Babybio : des engagements qu’on retrouve dans le goût des produits. Ceux-là on en mangerait.

Plus d’informations sur www.daucy.fr